UN COUSIN, UN FRERE A LA MAISON BLANCHE
Incroyable mais vrai, Barak Obama est élu président des états unis d’Amérique ! Ainsi ces américains n’en finiront jamais d’étonner le monde, par leur démesure en toutes choses, aussi bien les bonnes que les mauvaises. Ils sont capables du meilleur comme du pire en poussant leur logique jusqu’au bout, il faut leur reconnaître cela. Ainsi l’élection d’un homme de couleur à la tête de l’état le plus puissant au monde était chose inconcevable il y’a à peine quelques années. Comment pourrait-on le croire alors que jusqu’aux années 60 les places assises dans les bus étaient réservées aux blancs et le Ku Klux Klan, de sinistre mémoire, organisait des descentes punitives nocturnes contre les noirs ? Cette élection dépasse de loin le meilleur scénario jamais écrit par Hollywood. Ce jeune président, je le vois bien joué par Denzel Washington ou Will Smith et son épouse serait Halle Berry ou Whitney Houston.
« I have a dream » disait Martin Luther King, ce rêve vient de se réaliser après 45 ans et c’est tous les descendants de Kunta Kinte et leurs semblables qui viennent de prendre leur revanche. Les états unis d’Amérique constituaient l’Eldorado pour l’humanité entière, pour la liberté, pour la démocratie, pour le savoir, enfin pour l’ « American way of life » en général, Hollywood et l’industrie cinématographique n’en était que l’interface qui faisait rêver le monde entier. Malgré leur histoire parfois controversée, parce qu’elle a été souvent semée d’embûches, les américains ont toujours su garder leur statut de leader et d’exemple à suivre par le reste du monde. A commencer par le massacre des indiens, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre du Vietnam, l’Afghanistan, l’Irak et toutes sortes de dommages collatéraux dus à leur rôle de gendarmes du monde. Mais un capital sympathie leur est toujours assuré en dernier ressort. Ils ont quand même fait les films Cow-boy, inventé Coca-cola, le chewing-gum et le groupe « Village people » a chanté chez eux « YMCA ». Comment peut-on y résister à ce véritable chant des sirènes ? Les attaques du 11 septembre 2001 et la destruction des tours jumelles du world trade center n’ont fait que booster ce capital sympathie. Maintenant avec l’élection de Barak Obama c’est l’idylle assurée, on a envie de tout pardonner aux states « MA TAKADAMA MIN DAMBINE OUA MA TAAKHAR». En tout cas moi je leur pardonne de ne pas m’avoir tiré au sort plusieurs fois à la « Diversity Visa Lottery ». Souhaitons bonne chance à notre cousin, notre frère Barak Hussein Obama et si j’ai un vœux à lui faire c’est bien : « Please mister president give me a green card ».