YEMEN: FACTURE SALEE POUR ALI ABDALLAH SALEH

Publié le par El Hiya

Le vent de la contestation a atteint le Yémen. Mais il faut penser que les dictateurs arabes ne veulent pas apprendre les leçons. Ainsi, après les exemples significatifs de Tunisie et d’Egypte, et celui en cours d’accomplissement de Libye, le président yéménite Ali Abdallah Saleh, s’entête à se maintenir au pouvoir. Quelle est donc cette sensation extraordinaire, d’être au pouvoir, qui rend ces quidams si réticents à le lâcher. Ils aimeraient bien être inamovibles, indéboulonnables et indétrônables. La présidence à vie, c’est le rêve de tous les despotes. Pourquoi cette manie s’est-elle abattue, d’une façon si accentuée, sur le monde arabe ? Des millénaires de civilisation n’ont-ils vraiment abouti qu’à cette fatalité ? Mais cette fois-ci le printemps arabe est vraiment en marche. Après Ben Ali et Moubarak, Guedafi et Ali Abdallah Saleh semblent plus coriaces. Mais le point de non retour est atteint chez les deux dictateurs, car ils ont fait coulé beaucoup de sang. Depuis plus de deux mois, Abdallah Salah, s’accroche au pouvoir et passe le plus clair de son temps devant des micros à haranguer ses foules sur un ton pathétique : Une fois il lâche du lest et le lendemain il fait volte-face pour dire le contraire. C’est au gré des soutiens qu’il croit avoir d’ici ou là, parmi les grandes puissances ou des pays riches du golfe. En attendant le sang des peuples continue, malheureusement de couler.

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