ONE,TWO,THREE...OU VA L'ALGERIE?
Cela fait, maintenant, un peu plus d’un mois que les consultations pour les réformes politiques, en Algérie, entamé le 21 mai 2011, ont pris fin. Que peut-on en attendre vraiment ? L’opposition, pure et dure, semble croire que tout ce qui se donne, d’un pouvoir en place, est forcement suspect. Rien ne vaut une attitude de forcing, en organisant des marches et des sit-in, même si elles sont systématiquement interdites, pour imposer des changements et en découdre avec le système.
Ces consultations, qui ont fait suite au discours, très laborieux, du président Bouteflika, du vendredi 15/04/2011, semblent être une anticipation sur une éventuelle contagion des révolutions arabes. Un illustre personnage n’a-t-il pas dit qu’«à vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » ?
L’idée selon laquelle l’Algérie serait immunisée contre un autre soulèvement pourrait ne pas tenir la route. Bien que le soulèvement des jeunes, le 5 octobre 1988, soit précurseur par rapport à ceux des pays de l’est de l’Europe, il y’a 20 ans et à ceux des pays arabe aujourd’hui. Malheusement cela n’a engendré en définitive qu’un autoritarisme démocratique, car il faut bien distinguer entre la contestation démocratique et la construction démocratique.
Par conséquent, il ne suffit pas d’annoncer des réformes et d’organiser des consultations, il faut savoir à quel point on peut aller dans ces réformes. Faut-t-il un changement du régime et non un changement dans le régime ? Comme semble l’annoncer plusieurs voix.
Le FFS, La CNCD et le PT soutiennent la démarche d’une assemblée constituante : Elle constitue la seule voie susceptible de permettre aux algériens de se réapproprier leurs droits et leur liberté (FFS).
L’alliance présidentielle refuse sous prétexte qu’elle (la constituante) fait « table rase du passé ». Elle préfère plutôt une révision de « fond » de la constitution.
La CNCD préconise une conférence nationale qui aura pour mission « de designer un conseil national de transition ».
Qu’est-ce qui va en sortir de tout cela ? Où va l’Algérie ? Comme l’a dit si bien feu Mohamed Boudiaf. Va-t-en vers une deuxième république ? Mais laquelle ?