GRAREM: 2009, L'ODYSSEE DE L'ESPECE
De tout temps la question de l’origine et de l’évolution de l’espèce, la vie dans sa continuité et son changement a préoccupé les scientifiques. Il y’a eu d’abord l’apport de
Dés le 10e siècle de l’ère chrétienne, la vision des penseurs musulmans a traduit, indéniablement, ce mouvement générateur des êtres, de sorte que la pensée de beaucoup d’entre eux annonçait déjà ce que le monde moderne développera. Ce sont Ibn Sinna (980-1037), Ibn rochd, Djelal-Eddine Rumi (1207-1273) et Ibn Khaldoun (1332-1406). Pour Djelel-Eddine Rumi, « l’homme vint tout d’abord dans le règne des choses inorganiques, puis de là il passa dans le règne végétal, ne se souvenant pas de sa condition précédente. Et alors il passa à l’état animal, il ne se rappela plus de son état végétal : il ne lui restait que l’inclination qu’il éprouva pour cet état… Puis l’homme est entré dans l’état humain ; de ses premières années, il n’a point de souvenirs et sera de nouveau changé ».
Ibn Khaldoun, sans attendre Darwin (au 19e siècle), écrit «que l’on contemple l’univers de la création. Il part du règne minéral et monte progressivement de manière admirable au règne végétal, puis animal ; le dernier plan minéral est relié au premier plan végétal. Le dernier plan végétal est relié au premier plan animal. Le mot relation signifie que le dernier plan de chaque règne est prêt à devenir le premier du règne suivant. » Et d’ajouter encore « Cette possibilité d’évolution (ISTIDAD) réciproque à chaque niveau de la création, constitue se qu’on appelle le continuum (ITTISSAL) des êtres vivants. »
A Grarem on est et on ne sera qu’une particule infinitésimale dans l’espace et dans le temps. Mais notre histoire aura été celle de l’humanité, notre évolution faite de transformations successives a fait qu’on soit là aujourd’hui à la veille de l’an 2009. Et en cette occasion, permettez moi de vous souhaiter une bonne année, pleine de bonheur, de santé, de prospérité et puisse Dieu faire que tous vos vœux soient exaucés.