LA POSTE A GRAREM: L'ARGENT CA VA, CA VIENT! MAIS LORSQUE CA VIENT, CA VA!

Publié le par El Hiya

LA-POSTE-DE-GRAREM.JPGA l’instar du reste de l’Algérie, la poste de Grarem, souffre énormément d’un manque de liquidité au niveau des guichets et du distributeur automatique de billets (DAB). Une foule impressionnante s’agglutine dés les premières heures de la journée, dans l’espoir de toucher un salaire, une retraite ou pécule quelconque. L’Approche de l’aïd el kebir ne fait qu’exacerber, encore plus, la frénésie des gens autour des guichets. Devant cet état de crise les citoyens tentent, par tous moyens, de s’inventer un semblant d’ordre. Ainsi dés l’aube et après la prière du sobh, ils se pointent devant la porte fermée de la poste, et commencent à s’inscrire sur une liste qui passe de main en main, jusqu’à l’ouverture des guichets, où elle est remise au préposé qui commence à appeler les inscrits dans l’ordre chronologique. Si cet arrangement convient bien aux lève-tôt, ce n’est pas de même pour ceux qui arrivent après. Des commentaires acerbes commencent alors à fuser :

       -C’est quoi cette poste qui travaille avec une liste qui se fait dehors ? Lance quelqu’un.

       - Ce n’est pas sérieux ! Renchérit un autre.

       - Pourquoi il n’y a pas de machine distributeur de numéros comme partout ailleurs ?

       - C’est quoi le dernier numéro de la liste déjà ?

       - Le 423 répond quelqu’un.

       - Quoi ?  423 ! Si je m’inscris maintenant il faudrait une semaine pour que je puisse passer.

       - Tu penses la liste est renouvelée chaque jour.

       - M… Alors !

       - Hachak !

Car il faut savoir que les sommes remises quotidiennement se limitent à 600.000 dinars, parfois 1 million de dinars et s’épuisent après paiement de 30 à 40 personnes. Pour le reste, c’est le même scénario qui se répète le lendemain. Il y’a bien certains qui se déplacent dans les petites agences de quartiers ou agglomérations limitrophes, comme Siliana, Hamala, Ferdoua ou bien dans les villes comme Mila, Constantine mais ça ne réussit pas toujours, la crise s’étant répandue partout.

Cet état de fait perdure depuis des années et tout le monde ignore les raisons à cette situation. Alors évidemment les rumeurs vont bon train, des plus fantaisistes aux plus plausibles. J’ai même entendu celle qui prétend que c’est à cause des détournements de fonds qui se répètent partout à travers l’Algérie que les responsables ont décidé de ne plus donner aux receveurs des postes que des petites sommes, pour éviter qu’il y’ait des tentations. Vu le nombre impressionnant de détournements dont la presse rapporte les faits quotidiennement, j’ai cru à cette version durant un certain temps. Maintenant, il y’a quelques jours, le directeur général d’Algérie poste, Boutheldja Omari, a ouvertement accusé la banque d’Algérie d’être la cause de ce problème. En effet, la banque d’Algérie semble effectuer d’importantes reprises de liquidités, afin semble-t-il d’orienter l’argent vers le circuit économique, or ces liquidités ne sont plus remises sur le circuit. Si on sait que de leur côté beaucoup de citoyens, Trabendo oblige, détiennent des sommes faramineuses en liquide (bechkara). C’est normal qu’il y ait une crise de liquidité au niveau des institutions officielles. Bref, de son côté le premier responsable de la banque d’Algérie, Laksaci Mohamed, impute ce probléme à une grande manipulation du fiduciaire (billets) en dehors du circuit bancaire. C’est un argent qui met beaucoup de temps pour rentrer dans le circuit bancaire. A l’évidence c’est par une Lapalissade qu’on nous explique cette situation : « C’est la forte demande qui est à l’origine de ce manque de liquidité ». Autre explication concernant « les gros retraits qu’effectuent des opérateurs économiques domiciliés à Algérie poste ». Recommandation : « il faut que les CCP cessent d’être un canal de domiciliation pour les opérateurs économiques ».

Si pour résoudre le problème en général, la solution est le recours à la planche à billet, il n’en demeure pas moins que Grarem a besoin de nouvelles infrastructures de la poste. Ainsi une recette de type 3 a été inscrite depuis au moins 2 ans et n’a pu être lancé à ce jour par manque d’un terrain approprié. Aux dernières nouvelles le choix a été porté sur un terrain dit « prés de Boulabrima », pas loin du siège de la protection civile, mais le projet en lui-même n’est pas encore lancé sur le terrain. En attendant, au niveau de la poste de Grarem, c’est toujours la galère pour toucher sa paye.

 

 

 

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E
<br /> Mon cher Chérif, aidak mabrouk.<br /> Effectivement, après un temps passé à Alger, c'est le retour au bercail. J’espère que tu vas bien et que tu as passé une bonne fête de l’aid. J’attends qu’on se rencontre pour que tu me paies le «<br /> fall » pour ta promotion.<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Salut Tonton ! comment tu vas, très content de te lire, je pensais que Michely t'a fait oublier les préoccupations et la souffrance des Graremiens.<br /> <br /> <br />
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