PRINTEMPS PRECOCE A GRAREM
Il est loin le temps où j'annonçais dans un de mes articles précédents que l'hiver s'installait à Grarem. C'était le 30 décembre 2007. Depuis il n’y a plus eu aucune goûte d’eau, c’est pratiquement le printemps avant l’heure. Le temps est à la douceur et le soleil tape même parfois un peu fort. Si les graremiens se sont complu au début à cette situation, maintenant ils commencent à s’inquiéter un chouia, alertés pour cela par les fellahs qui commencent à voir leurs récoltes sérieusement menacées. D’ailleurs il n’est pas besoin de sortir de l’institut de Mosta pour constater les signes avant coureurs d’une année agricole à faible rendement. La végétation qui est apparue après les dernieres pluies a vu sa croissance ralentie ces derniers temps, d’autant plus que le verglas brûle les tendres germes. Mais les amoureux du printemps sont aux anges. Birelli est en vente partout, l’odeur des brajes commence à nous titiller les narines, les cigognes ont fait leur apparition sur les pylônes électriques et sur les toits des maisons qui s’y prêtent, les conducteurs de travaux sur les différents chantiers en profitent pleinement tout en ne croyant pas à leur chance. Ne dit-t-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Enfin pour ce qui est de la disponibilité de l’eau pour la saison estivale, et pour la première fois dans la vie des graremiers, personne ne semble inquiet et pour cause, la mise en service du barrage Beni Haroun est là pour réconforter tout le monde. Espérons quand même que la pluie viendra dans les prochains jours, afin que l’ordre des choses soit rétabli. En attendant, dorez-vous bien les graremiens !