IL PLEUT SUR GRAREM

Publié le par El Hiya

Je crois que j’avais parlé trop vite, dans mon article précèdent, en regrettant que la sécheresse perdure à Grarem. En effet ces derniers jours, la pluie est revenue et a atteint son intensité durant les journées de mercredi et jeudi. Une pluie accompagnée de froid et de vent qui nous fait remémorer les hivers d’antan. Les hivers où les rivières (oued Rhumel, oued El Kebir, oued Metlili, oued Beni Tlilene, oued Dib) débordent et où les ruisseaux (chaaba) se réveillent. J’aime ces soubresauts de la nature qui se manifestent en prémices à un printemps radieux et verdoyant. La terre s’abreuve en eau et s’en gorge jusqu’à satiété, elle semble faire sa toilette afin d’apparaître plus radieuse pour une renaissance prochaine. J’aime voir et entendre les eaux qui continuent à ruisseler dans les prairies, bien longtemps après que le soleil soit revenu. Une eau si claire glissant sur l’herbe verte lavée. A chaque pas que l’on fait on entend le clapotis de l’eau qui s’échappe. C’est le temps des narcisses et l’arrivée de la cigogne, c’est Germinal dirait Emile Zola. Pour la circonstance cela me rappelle une comptine qu’on récitait dans un temps immémorial, c’était peut-être dans une autre vie. Même si elle parlait d’automne celle-là.

  Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés : c'est la fin de l'été.
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant

Châtaignes dans les bois se fendent, se fendent
Châtaignes dans les bois se fendent sous nos pas.

Nuages dans le ciel s'étirent, s'étirent
Nuages dans le ciel s'étirent comme une aile.

Et ce chant dans mon coeur murmure, murmure,
Et ce chant dans mon coeur murmure le bonheur.

Un petit grain de sable si frêle, si frêle
Un petit grain de sable et s'envole mes rêves.

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