MINI TSUNAMI A BENI HAROUN

Publié le par el hiya

        Les chargés de la gestion du barrage de Beni Haroun ont fait preuve d’une désinvolture extraordinaire. Alors même que le commun des mortels savait, à travers les bulletins météo, que de fortes pluies allaient se déverser sur la région et que le barrage allait recevoir une quantité inhabituelle d’eau. Personne n’a pensé à ouvrir graduellement les vannes et à en informer en temps voulu les riverains en aval du barrage, parmi lesquels les usagers de la source thermale qui se situe dans le lit même de l’oued el kebir. Cette situation a engendré 2 situations qui ont failli avoir des conséquences extrêmement graves. En amont, la mechta Bougssiba qui se situe au-dessous de la côte 217 et dont les habitants auraient dû être déplacés, mais qui sont toujours là, ont vu les eaux monter vers eux de plus en plus et ont fini par donner l’alerte au responsables du barrage, qui ont dû, dans la précipitation, procéder au lâcher des eaux.

        En aval, ce sont les habitués de la source thermale Beni Haroun qui ont vu deferler sur eux un mini tsunami et qui ne sont pas prêts d’oublier cette journée, où ils ont vécu la peur de leur vie et où ils n’ont dû leur salut qu’à l’intervention de la protection civile. 

Ci-dessous un article paru dans le quotidien El Watan du jeudi 03/04/2008

Edition du 3 avril 2008 > Actualite

Lâcher d’eaux à Beni Haroun (Mila)

Panique et sauvetage de dix personnes 

Les habitués du hammam thermal de Beni Haroun implanté sur les berges de Oued El Kebir, dans la commune de Hamala, ont vécu une grande panique dans l’après-midi d’avant-hier lorsqu’ils ont été surpris, vers 15h30, par le déferlement des eaux du barrage de Beni Haroun, sis en amont.

Renseignement pris, il s’agissait d’une opération de lâcher d’eaux initiée par l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) en raison de la montée de la cote d’alerte du lac induite par les importantes précipitations de ces dernières 48 heures, a précisé Azeddine Lemanaâ, directeur d’exploitation de l’ANBT. En revanche, dix personnes au moins, dont des femmes et des vieillards, ont été sauvées in extremis des crues menaçantes grâce à l’intervention salutaire des éléments de la Protection civile de Grarem. Le bilan fait état de l’inondation quasi-totale d’un restaurant ainsi que la perte de 10 tables, 5 réfrigérateurs, 30 matelas, 25 couvertures et des appareils électroménagers. Interpellé sur les mesures mises en amont pour protéger la population en aval du barrage, M. Lemanaâ affirmera qu’en dépit du fait qu’il « s’agit d’une chasse d’eau à une section minime de 1 m, soit un débit sans aucune menace, nous avons alerté l’APC de Hamala, la Gendarmerie nationale et le propriétaire du hammam » que « nos agents du détachement de sécurité préventive (DSP) étaient à pied d’œuvre pour sensibiliser les pêcheurs d’évacuer les lieux », et que « d’autre part, l’annonce d’une crue exceptionnelle, qui menaçait les riverains du village de Boulaksiba, en amont du barrage, a rendu impératif l’ouverture à pleines sections des vannes avant-hier entre 13h et 16h, d’où une cote de 4,10 m afin de préserver des vies humaines, surtout que les habitants dudit village ont commencé à manifester leur crainte vu que des écoliers étaient coincés de l’autre côté du pont reliant Boulaksiba au village de Mecida ».

M. Boumelih

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ECRITS SUR GRAREM

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